Le communautaire est à boutte - Lettre ouverte à partager
Publié le 1 avril 2026
Depuis le 23 mars 2026, NRO est en grève avec des centaines d'organismes communautaires partout au Québec. Des familles sont laissées en attente, des parents craquent, et le travail du communautaire reste invisible aux yeux du gouvernement. On refuse de continuer à en payer le prix.
Lettre ouverte - 23 mars 2026
Naissance-Renaissance Outaouais est en grève et se mobilise avec les autres organismes
communautaires, à travers la province. Le financement actuel est inadéquat.
Le gouvernement demande au communautaire de compenser les failles du système de santé
et d'absorber ces impacts : de pallier le manque d'expertise en périnatalité, de soutenir la santé
mentale et d'accompagner les familles les plus vulnérables... avec des budgets qui ne suivent
même pas l'inflation.
Et après, le système de santé exige que les services soient offerts rapidement, sans tenir
compte des listes d'attente qui ne cessent de s'allonger. Le problème, ce n'est pas l'inefficacité
du communautaire, c'est le sous-financement volontaire!
On ne veut pas seulement «maintenir les acquis». On doit pouvoir répondre aux besoins de la
communauté, sur tout notre territoire.
Il nous faut:
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des hausses majeures et surtout récurrentes du financement à la mission;
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des enveloppes ajustées à la réalité des territoires et à l'explosion des besoins;
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une reconnaissance concrète de l'expertise communautaire;
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La fin du financement par projet et une plus grande autonomie de gestion.
Le sous-financement a un coût:
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Un coût humain : des familles laissées en attente et des parents qui craquent;
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Un coût économique : chaque dollar non investi en prévention et en soutien finit par
coûter beaucoup plus cher ailleurs; -
Un coût social : on creuse les inégalités en pleine connaissance de cause.
Il faut arrêter de dire que le communautaire peut «faire plus avec moins». Il en fait déjà trop
avec pas assez. La grève est un rappel brutal : sans le communautaire, le système ne tient pas!
Ne pas investir dans le communautaire, ce n'est pas anodin. C'est un choix politique!
Et aujourd'hui, on refuse de continuer à en payer le prix!!
Le communautaire est à boutte!
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